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La mise en place des pointeuses




Transparence et succès


Une volonté de transparence



Nous avons souhaité vous présenter l'ensemble des réponses à l'enquête même si certains de ces résultats nous ont surpris. Notre mission est, avant tout, de représenter les agents de notre collectivité territoriale. Vous pouvez donc librement télécharger les résultats de l'enquête sur la mise en place de pointeuses pour les services de la Région.

Un nombre de réponses considérable



Le premier constat est celui du nombre de réponses. Il semble que le sujet intéresse fortement les agents de la Région. Sur les 869 invitations envoyées, 425 réponses pour ce questionnaire, 241 réponses complètes et 184 réponses partielles. Nous sommes heureux d'avoir choisi comme premier thème d'enquête, un thème pour lequel les fonctionnaires territoriaux souhaitent réellement s'exprimer.

Pour chacune des questions nous vous présentons la réponse de l’ensemble des agents de notre collectivité (encadrant et non encadrant) ainsi que les réponses du sous-groupe des agents encadrant. Bien que les réponses soient à peu de choses près identiques, les différences qui apparaissent sont très intéressantes.



Les résultats


Faites vous des heures supplémentaires ? Oui !



Un constat unanime : lorsque l'on interroge les agents de la Région des Pays de la Loire, 72 % déclarent faire des heures supplémentaires, et plus d'un tiers déclare faire plus de deux supplémentaires par semaine. Lorsque l'on interroge les fonctionnaires terriotoriaux encadrant, il apparaît que  94% font des heures supplémentaires (les trois quarts font plus de deux heures par semaine).

Pour quelles raisons faites-vous des heures supplémentaires ?



La question portait plus sur les motivations du personnel que sur les causes. En effet, alors que tout le monde s'accorde à dire que nous manquons cruellement de moyens humains alors que la quantité de travail augmente, il nous importait de savoir pourquoi vous faites des heures supplémentaires.

La pression de la hiérarchie n'est importante ou très importante que pour un quart des agents encadrant et moins de 20 % de l'ensemble du personnel. Cela n'était donc pas une bonne piste. De même l'évaluation n'entre que pour une part infime dans la motivation des agents : alors que seuls 8 % de l'ensemble des agents trouve cette raison importante ou très importante, le pourcentage tombe à 5 % pour les agents encadrant. Il y a pourtant un enjeu financier pour cette catégorie ! La prime de fin d'année est considérée comme sans importance ou peu importante par les 75 % des agents encadrant. Voilà une nouvelle bonne raison d'envoyer ce système dans les poubelles des procédures administratives. Le risque d'être sanctionné n'influe guère plus (8 % l'estime important ou très important, et 6% pour l'ensemble des agents).

En revanche l'intérêt du travail est ce qui vous fait rester tard le soir, ou travailler chez vous le week-end pour les deux tiers des agents. Les deux tiers des agents encadrant considèrent aussi qu'il est important ou très important de faire avancer les politiques publiques. N'ayant pas laissé la liberté aux agents de détailler lesautres raisons qui les poussaient à faire des heures supplémentaires, nous en avons interrogé quelques-uns qui nous ont parlé de « sens du service public » et de l'« intérêt général ». Certains nous ont encore parlé de surcharge de travail et de manque de moyens humains, mais rappelons comme nous l'avons évoqué dans l'introduction il s'agit d'une cause pas d'une motivation.

Maintenant que nous connaissons les raisons qui vous poussent à faire des heures supplémentaires, nous allons étudier votre avis sur la mise en place de dispositif de contrôle du temps de travail. En d'autres mots : les pointeuses. Nous allons voir que ces machines, autrefois objet de flicage à la mauvaise réputation, peuvent devenir un outil d'émancipation.

Voulez-vous des pointeuses ?



Plus des deux tiers des agents encadrant et presque les trois quarts de l'ensemble répondent oui.

Des pointeuses ? Pour quoi faire ?



La comptabilisation des heures sans récupération intéresse plus les cadres (qui trouvent cela intéressant ou très intéressant à 45%) que les agents non encadrant. 20 % seulement trouvent cela intéressant ou très intéressant (attention, pour ces chiffres nous avons retranché du résultat de l'ensemble des agents les réponses exprimées par les cadres pour obtenir l'avis des personnels non encadrant). En fait c'est surtout la possibilité de récupérer des heures pendant les plages de présence obligatoire qui intéresse les agents (les deux tiers de l'ensemble et plus de la moitié des cadres encadrant).
Signe des temps : plus de la moitié de l'ensemble des agents souhaitent que les heures supplémentaires soient rémunérées. La moitié des cadres estime cette possibilité de rémunération « très importante ».

Les agents sont confiants dans la mise en œuvre car 90% des agents (encadrant ou non encadrant) considèrent qu'il y aurait peu ou pas d'abus.

 Enfin les agents considèrent unanimement que le contrôle du temps de travail devrait s'appliquer à tous les agents (ou à tous les agents sauf aux directeurs) à 89 % pour les agents encadrant et à 81 % pour l'ensemble.

Télécharger Les résultats complets de l'étude
Taille : 126 ko - Dernières modifications : 10/10/2011
 


Conclusion de l'étude et revendications de l'UNSA


Conclusion



Cette enquête nous a montré que beaucoup parmi vous font des heures supplémentaires, pour l'intérêt du travail, pour que les politiques publiques avancent et par sens du service public. En revanche très peu d'entre nous sont motivés par l'évaluation, le risque de sanctions ou la prime de fin d'année.

Vous voulez des pointeuses, c'est un fait ! Un peu pour montrer votre engagement ou pouvoir récupérer les heures en dehors des plages obligatoires (comme partir un jour à 16h45 pour emmener son enfant chez le spécialiste sans en avoir mauvaise conscience). Mais ce qui vous intéresse le plus c'est de pouvoir récupérer vos heures par journée ou demi-journée. Votre inquiétude sur le pouvoir d'achat apparaît dans la réponse que vous apportez à la question sur la rémunération des heures supplémentaires.

Les revendications de l'UNSA



Compte tenu des résultats que nous venons de vous présenter, l'administration ne peut pas ignorer la demande des agents qui apparaît on ne peut plus légitime. Nous ouvrons le débat, il faut maintenant négocier.

Nos propositions à l'administration sont les suivantes :
  • Inscrire rapidement ce dossier pour un CTP en 2008.
  • Mettre en place des pointeuses (voir point ci contre « la mise en place technique ») pour comptabiliser les heures supplémentaires.
  • Donner aux agents la possibilité de récupérer ces heures supplémentaires sous forme de journée ou demi-journée d'absence.
  • Pour les catégories C et B en dessous de l’indice 380, la possibilité de rémunération des heures supplémentaires (en application des règles statutaires)
  • Donner la possibilité aux agents d'abonder un compte épargne temps (CET) avec les heures supplémentaires cumulées et éventuellement transformer ce CET en rémunération complémentaire.
  • Revoir le fonctionnement du système indemnitaire variable

Si l'administration ne souhaite pas que s'installe durablement un mal être lié au « travailler plus pour gagner pareil », elle doit prendre conscience de l'engagement collectif des agents de la Région et comme nous l'avons dit, mettre en place cet outil d'émancipation qu'est un système de contrôle du temps. Nous rejoindrions ainsi le nombre très important des collectivités qui ont déjà mis en place une telle organisation.

Mise en place technique
 

Comment mettre en œuvre rapidement un système de contrôle du temps de travail ?
Il vous faut une machine serveur qui va recueillir les informations de présence envoyées par les pointeuses. Les pointeuses sont des terminaux qui ont besoin d'une arrivée électrique et d'une prise réseau pour dialoguer avec le serveur.
Il est possible d'utiliser nos badges d'accès pour actionner les pointeuses, en revanche la CNIL interdit que les deux systèmes soient communs. Le contrôle du temps et le contrôle d'accès doivent être distincts.
Il suffit d'une pointeuse par bâtiment (n'oublions pas les Espaces), bien en vue pour éviter les petits abus. Ces systèmes s'interfacent avec les systèmes de gestion des ressources humaines si l'administration souhaite s'engager dans cette voie. Pour trouver des fournisseurs... taper « contrôle du temps de travail » sur Google.

 



La réponse tiède de l'administration


Nous avons proposé au Président une rencontre afin de présenter les résultats de cette enquête. Notre but n'étant de ne pas d'en faire un élément de polémique, mais plutôt de jouer pleinement notre rôle de représentant du personnel. Ni le Président, ni le vice Président en charge du personnel, ni le DGS  n'ont participé à cette réunion. Nous avons donc rencontré le DRH le 11 juin 2008, qui ne nous a fait bien évidemment aucune proposition.

Faut-il voir dans cette attitude un désintérêt pour les préoccupations des agents qui sont pourtant sollicité largement au-delà du raisonnable ? Nous espérons que non, mais la question reste posée.

Télécharger Diaporama de présentation des résultats
Taille : 82 ko - Dernières modifications : 10/10/2011
 


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