Faites vous des heures supplémentaires ? Oui ! |
Un constat unanime : lorsque l'on interroge les agents de la Région des Pays de la Loire, 72 % déclarent faire des heures supplémentaires, et plus d'un tiers déclare faire plus de deux supplémentaires par semaine. Lorsque l'on interroge les fonctionnaires terriotoriaux encadrant, il apparaît que 94% font des heures supplémentaires (les trois quarts font plus de deux heures par semaine).
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Pour quelles raisons faites-vous des heures supplémentaires ? |
La question portait plus sur les motivations du personnel que sur les causes. En effet, alors que tout le monde s'accorde à dire que nous manquons cruellement de moyens humains alors que la quantité de travail augmente, il nous importait de savoir pourquoi vous faites des heures supplémentaires. La pression de la hiérarchie n'est importante ou très importante que pour un quart des agents encadrant et moins de 20 % de l'ensemble du personnel. Cela n'était donc pas une bonne piste. De même l'évaluation n'entre que pour une part infime dans la motivation des agents : alors que seuls 8 % de l'ensemble des agents trouve cette raison importante ou très importante, le pourcentage tombe à 5 % pour les agents encadrant. Il y a pourtant un enjeu financier pour cette catégorie ! La prime de fin d'année est considérée comme sans importance ou peu importante par les 75 % des agents encadrant. Voilà une nouvelle bonne raison d'envoyer ce système dans les poubelles des procédures administratives. Le risque d'être sanctionné n'influe guère plus (8 % l'estime important ou très important, et 6% pour l'ensemble des agents). En revanche l'intérêt du travail est ce qui vous fait rester tard le soir, ou travailler chez vous le week-end pour les deux tiers des agents. Les deux tiers des agents encadrant considèrent aussi qu'il est important ou très important de faire avancer les politiques publiques. N'ayant pas laissé la liberté aux agents de détailler lesautres raisons qui les poussaient à faire des heures supplémentaires, nous en avons interrogé quelques-uns qui nous ont parlé de « sens du service public » et de l'« intérêt général ». Certains nous ont encore parlé de surcharge de travail et de manque de moyens humains, mais rappelons comme nous l'avons évoqué dans l'introduction il s'agit d'une cause pas d'une motivation. Maintenant que nous connaissons les raisons qui vous poussent à faire des heures supplémentaires, nous allons étudier votre avis sur la mise en place de dispositif de contrôle du temps de travail. En d'autres mots : les pointeuses. Nous allons voir que ces machines, autrefois objet de flicage à la mauvaise réputation, peuvent devenir un outil d'émancipation. Voulez-vous des pointeuses ? |
Plus des deux tiers des agents encadrant et presque les trois quarts de l'ensemble répondent oui. Des pointeuses ? Pour quoi faire ? |
La comptabilisation des heures sans récupération intéresse plus les cadres (qui trouvent cela intéressant ou très intéressant à 45%) que les agents non encadrant. 20 % seulement trouvent cela intéressant ou très intéressant (attention, pour ces chiffres nous avons retranché du résultat de l'ensemble des agents les réponses exprimées par les cadres pour obtenir l'avis des personnels non encadrant). En fait c'est surtout la possibilité de récupérer des heures pendant les plages de présence obligatoire qui intéresse les agents (les deux tiers de l'ensemble et plus de la moitié des cadres encadrant). Signe des temps : plus de la moitié de l'ensemble des agents souhaitent que les heures supplémentaires soient rémunérées. La moitié des cadres estime cette possibilité de rémunération « très importante ». Les agents sont confiants dans la mise en œuvre car 90% des agents (encadrant ou non encadrant) considèrent qu'il y aurait peu ou pas d'abus.
Enfin les agents considèrent unanimement que le contrôle du temps de travail devrait s'appliquer à tous les agents (ou à tous les agents sauf aux directeurs) à 89 % pour les agents encadrant et à 81 % pour l'ensemble.
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