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| Les logos des syndicats composant l'intersyndicale |
Le 6 février dernier, pour la première du CTP depuis les élections, toutes les organisations (CFDT, CGT, FSU, FO et UNSA) de la Région des pays de la Loire mettaient en cause les méthodes de travail de la collectivité sur les questions de personnel.
L’administration s’était engagée à :
- fournir dans des délais raisonnables les documents pour les instances paritaires
- organiser de véritables réunions de travail avec des documents en amont pour optimiser le temps de réunion.
Ces bonnes résolutions ne sont toujours pas respectées. Le dossier du CTP de février, comportant entre autre le bilan social de 2007 a été transmis aux organisations syndicales très tardivement. Celles-ci ont donc demandé le report au CTP du 12 mars de l’examen de ce bilan social afin d’avoir le temps de préparer une analyse de ces nombreuses données.
12 mars 10H00 le CTP commence mal, le procès verbal de la séance précédente n’est pas visé par le président !
Les rapports se succèdent : les organisations syndicales sont dans leur rôle en émettant des remarques et propositions sur les premiers rapports.
Arrive le rapport sur le bilan social 2007 (prévu au CTP précédent cf ci avant). Après les interventions de 2 organisations syndicales. A 12H30, le Président du conseil régional décide unilatéralement de suspendre le CTP sans écouter les autres organisations syndicales. Ce dernier estime qu’il y a trop de remarques des représentants du personnel et que ce n’est pas le lieu !
Fin des travaux et injonction de mettre par écrit les remarques sur le bilan social 2007 !
Un rapport reprenant différentes questions des organisations syndicales n’est pas étudié ! En fait l’administration qui évoque sans cesse la concertation, ne prend en compte que ce qui l’intéresse !
Aucune réponse quand nous remarquons que certaines réorganisations sont effectives avant le passage en CTP !
Pour nous suspension signifie qu’il y a une suite mais laquelle ? Pour le Président cela semble être synonyme de fin pure et simple. Dans ce cas, l’administration a décidé, suite au travail avec les syndicats, de suspendre la clause de présence pour l’avantage collectivement acquis. Doit-on là aussi comprendre qu’il s’agit d’un abandon définitif ?
N’ont pas été mis à l’ordre du jour des sujets évoqués et actés lors de réunions de travail précédentes : les postes créés au Budget 2009, la compensation des temps partiels, le rapprochement DRH / DRH EPLE.
En même temps, un bon nombre de courriers des organisations reste sans réponse de l’administration, de qui se moque-t-on ? Qui est responsable de la dégradation de la concertation ? Qui refuse de véritables négociations avec les organisations représentant les personnels ? Nous exigeons de l’administration qu’elle réponde à nos demandes et qu’elle négocie sur l’ensemble des points mis en avant par les organisations syndicales.
Lors des dernières élections paritaires le taux de participation élevé témoigne de la confiance donnée aux organisations syndicales par les agents. Aujourd’hui l’administration ne respecte pas les organisations syndicales et à travers elles les agents.
Le dialogue social semble grippé ! l’esprit grand ouvert semble étroit et fermé quand il s’agit du personnel.